Tactiques,technique,entraînements, programmes,analyse de matches,théories-news foot- photos-vidéos,archives,historiques...

LYON, ÉQUIPE À RÉACTION

LYON, ÉQUIPE À RÉACTION

Par Cédric ROUQUETTE

Lyon a réussi à se remettre d'une première période épouvantable sur le plan défensif et à éviter la défaite, mercredi contre la Fiorentina, en inscrivant deux buts dans les vingt dernières minutes, par Piquionne puis Benzema (2-2).

Cela ne pourra pas se passer comme ça à chaque match. Mais à défaut d'avoir conservé la solidité défensive qui faisait le label de son début de saison, Lyon peut au moins compter sur sa détermination, son abnégation, ce que Claude Puel appelle son «âme», pour refuser obstinément la défaite. En première période, contre la Fiorentina, les témoins de Gerland ont cru revivre le cauchemar de la saison passée, quand les Glasgow Rangers étaient venus profiter de largesses défensives invraisemblables pour s'imposer avec la même marge qu'un FC Barcelone (3-0). Mais par la grâce d'une deuxième période plus convaincante, vraie montée en puissance, l'OL a fini par arracher le 2-2. Le public a rêvé que cet effort puisse aboutir au même résultat que contre Nice, samedi en L1 (3-2). La Ligue des champions est un autre niveau, et il est déjà heureux que l'OL ait pu avoir raison de la science défensive d'une équipe italienne en pareille condition. En première période, Lyon ressemblait au novice et la Fiorentina au routard. Les chiffres disaient exactement le contraire : neuf participations consécutives pour l'OL, première pour la Viola depuis 1999-2000…                     

Après dix minutes encourageantes - pressing haut et bonne possession du ballon - Lyon était cueilli à froid par un but de Gilardino, l'homme que l'AC Milan n'avait pas conservé en raison de son manque de moëlle sur la scène internationale. Après une mauvaise relance de Boumsong, titularisé à la place de Cris, Zauri avait tout son temps pour enrouler un centre parfait hors de portée de Lloris, auteur sur le coup d'une glissade fatale. De la tête, Gilardino marquait. Il déréglait surtout, presque instantanément, le jeu des Français (11e, 0-1). Incompréhensions à la pelle, passes qui n'arrivent pas, pressing relâché et duels négligés : l'OL mettrait beaucoup de temps à retrouver le fil de sa rencontre. Almiron expédiait une coup franc violent sur l'équerre (21e). Juninho, lui, se heurtait à Frey (27e). Au terme de ce supplice, Gilardino doublait l'avance florentine, encore sur une tête, encore sur un centre du latéral droit Zauri, encore avec une caricature de jeu défensif pour Källström à gauche et Bodmer dans l'axe. Deux milieux reconvertis qui ne pouvaient que constater les dégâts : 0-2 à la 42e.

LE BUT DE LA POLÉMIQUE

Les débats mettaient du temps à se rééquilibrer après le repos. Lyon doit quelque chose à la Fiorentina, victime de l'inconscient relâchement qui s'empare généralement des équipes menant largement au score. Défendant plus bas, la Viola permettait à l'OL d'avancer dans le terrain et de retrouver confiance sur quelques séquences. Un bon échange Benzema-Makoun annonçait la suite (52e). Le jeu dur des Italiens n'intimidait pas les Lyonnais, et sûrement pas Piquionne, entré en jeu chaud comme la braise. Pour son premier match de C1, l'ex-Stéphanois trouvait l'ouverture à la 72e, sur un centre de Benzema, parti dans le dos de la défense florentine alors que Zauri était resté allongé au sol devant la ligne de corner (1-2). M. Fröjdfeldt n'avait pas ordonné d'arrêt de jeu. Il validait le but, dans la plus grande confusion, mais dans le respect de la loi XI.

Le match, alors, n'avait plus qu'un pilote : Lyon. Toulalan et Juninho canardaient de loin. Le but égalisateur viendrait pourtant finalement d'une action beaucoup plus subtile. Sur un coup franc, Juninho démarquait Benzema d'une petite passe qui permettait au jeune buteur de faire parler son sang froid face à Frey (2-2, 86e). Il y a quatre ans, Lyon avait été victime d'un tel retournement de situation contre Manchester United (2-2). Mais à cette heure, l'OL cultive déjà un souvenir plus heureux : celui de sa victoire sur la pelouse du Bayern Munich (2-1), en 2003. Les Allemands seront les prochains adversaires des champions de France, dans deux semaines à l'Allianz-Arena. Leur courte victoire sur la pelouse du Steaua Bucarest (1-0) fait déjà d'eux les leaders du groupe F.

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site