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La finale de la ligue des Champions - 2005-2006 :

La finale de la ligue des Champions - 2005-2006 :                          une vraie bataille sur tous les plans. La 1ère période a connu une domination quasi-totale mais stérile du Barça devant un Arsenal qui se contentait de gérer ses efforts en attirant l'adversaire vers lui dans l’attente de quelques contres éventuels favorables - soit rapides soit construits – faits parfois par des centres en profondeur sur Thierry Henry généralement seul en pointe, mais contraignant tout de même, en ce début de la partie, la défense espagnole à la méfiance… Et c’était un scénario prévisible avant même le début du match compte tenu de l’effectif et le style de chaque équipe : le Barça au vu de son arsenal technique, devait utiliser le haut pressing ; Arsenal, tout en occupant le milieu du terrain devait attendre d’éventuelles failles ou des espaces entre les lignes que Thierry Henry devrait exploiter avec le concours de Fabregas qui , malheureusement n’ayant pas été dans son jour ( le manque d’expérience et le trac étaient lisibles dans tous ses gestes et déplacements) a commis deux erreurs graves dans la zone défensive en descendant prêter main forte à sa défense …A la 19ème minute, un milieu défensif anglais, au lieu d’éloigner le danger compte tenu de la situation, a commis l'erreur d'effectuer une passe aérienne imprécise sur Hleb qui, dans une situation gênée au niveau du milieu axial, n'a pu orienter son contrôle du côté sécurisant.
Cette erreur fut à l’origine d’un contre rapide qui conduisit à l’expulsion du géant Lehmann pour voir Arsenal continuer le match à dix.
A partir de cet évènement, le Barça tente de forcer le pressing mais vainement, et contrairement à toute logique, c’est Arsenal qui procède par une succession de contres éclairs concrétisés par le 1er but de la 1ère mi-temps à l’issue d’un coup franc acquis suite à un contre mené dans le flanc droit par Eboué, et ajusté par Thierry Henry au 1er poteau sur la tête du solide défenseur Sol Campbell qui trompe le portier espagnol.
Quant au Barça, perturbé et incapable de gérer le reste de la 1ère période, d’autant plus que le rôle de Ronaldinho comme meneur dans l’axe, n’a fait au contraire que contribuer à la stabilisation de la défense londonienne qui n’avait plus besoin de bouger de la zone en fermant tous les couloirs…
 A la pause, Arsenal mène contre le cours du jeu.Le Barça entame la seconde période selon la même organisation et le même type d’animation, avec Ienesta à la place d’Edmilson qui n’a pas été dans sa forme habituelle, et avec quelques tentatives sans conviction de Ronaldinho qui évolue constamment dans l’axe, ce qui n’est guère jusqu’alors la bonne solution : un certain manque de confiance dans le choix tactique du Barça qui ne cesse de s’étirer sous la pression des guenners. A 30 ou 25 minutes de la fin, H.Larsson entre comme 2ème avant centre qui ravive désormais toutes les tentatives offensives …  A 15 minutes de la fin, Arsène Wenger décide de faire un changement inopportun et  malheureux qui fut au bonheur du Barça : Matieu Flamini un défenseur remplace Fabregas (attaquant) pour passer à une défense de zone trop basse  qui libère d’une part les milieux récupérateurs catalans pour entretenir un haut pressing. A ce moment-là, c’est à dire à 15 minutes de la fin, Rijkaard procède à son 3ème changement : le latéral brésilien Bellitti remplace Oleguer qui commence à lâcher ( une erreur dans la zone défensive qui a failli donner le 2ème but anglais par Junenberg qui lui a dérobé une balle mal contrôlée dans le milieu défensif latéral ,et des fautes qui auraient risqué son expulsion).Le nouveau rentrant apporte un plus évident au niveau des centres ajustés et répétés qui déstabilisent la défense londonienne qui réussissait jusque là dans sa mission , mais qui lâche complètement prise pour concéder deux buts successifs suite aux assauts répétés par une attaque espagnole devenue impitoyable :
-- le 1er but de Eto’o après un appel synchronisé avec une
superbe passe décisive bien ajustée par ce diable Ienesta en profondeur dans l’axe que Larsson d’une légère touche magique dévie devant le camérounais qui ne trouve aucune difficulté pour tromper la vigilance d’un gardien de buts dépassé par ce torrent de tirs et centres devant sa cage après qu’il a malheureusement jusqu’alors réussi toutes ses interventions ; 
-- 2) le même Larsson est aussi le passeur décisif du second but marqué par le nouveau venu, Bellitti qui malgré l’angle fermé, réussit d’un coup de patte ultra fort à envoyer le ballon entre les jambes d’un gardien qui céde totalement.
Depuis lors, le Barça termine le match en jouant la conservation à une touche de balle devant des Guenners résignés…A signaler que cette amélioration et cette efficacité apportées dans le jeu catalan n’ont commencé que lorsque dans le dernier quart d’heure, Ronaldinho et Eto’o se sont définitivement excentrés dans le même couloir gauche de telle sorte que dans l’axe et l’autre couloir, les espaces libérés sont exploités par Déco, Ienesta, Jiuly , Larsson et Bellitti qui forcèrent le pressing pour terrasser par un jeu ultra vif les londoniens qui n’en peuvent plus résister…A rappeler aussi que d’une part, ce retrait un peu prématuré de la défense anglaise dans sa zone fut une des principales causes de la perturbation d’Arsenal ; d’une autre part, la malchance a aussi joué dans l’expulsion de Lehmann.Cependant, il faut reconnaître que le F.C. Barcelone mérite cette victoire au vu de son effectif composé de meilleurs joueurs à l’échelon mondial , de la personnalité , du courage de n’avoir pas à aucun moment cédé , et de la manière dont il joue depuis l’année dernière (2004-2005)…Quant à Arsenal, c’est une équipe qui a osé, tenté et même obligé Barcelone à s’éparpiller. C’est une équipe qui promet un bel avenir, qui se rajeunit progressivement, qui est en train de mûrir et qui dans un avenir très proche, aura certainement son mot à dire, notamment avec ce groupe qui gagne au niveau de l’entente, de la cohésion, des automatismes pourvu que Arsène Wenger poursuive son travail …Et si le but catalan avait été validé et que Lehmann n’avait pas été expulsé, le match aurait connu un autre sort depuis lors, avec le score de 1 à 0 à l’avantage du Barça. Mais Arsenal lui aussi, aurait joué sans difficultés et l’on aurait assisté à un autre scénario.
Conclusion : On a quand même assisté à un match passionnant, à une rencontre qui nous a révélé - ou du moins rappelé - qu’entre les géants, un simple petit faux pas , la moindre erreur est décisive . C’était une vraie bataille pleine de suspens entre joueurs, entre techniciens, entre supporters et encore plus, entre consciences !
( RIFKI Mohamed – professeur chercheur ).
 

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