Tactiques,technique,entraînements, programmes,analyse de matches,théories-news foot- photos-vidéos,archives,historiques...

Un nouveau mode d'animation des tactiques "dites"offensives-(Suite-5/6)

Auteur  
# 23/01/2008 à 03:51 RIFKI
Un nouveau mode d'animation des tactiques "dites"offensives-(Suite-5/6)
---------------------------------------
ETAPE 3 — VARIANTE CONTRAIGNANTE- IX
Ou ils temporisent :

Objectifs :

– En jouant la conservation de la balle d’une manière relativement statique sur toute la largeur du terrain dans le but de faire courir en même temps l’adversaire pour le fatiguer en attendant que tous les coéquipiers reprennent leur souffle pour pouvoir placer une nouvelle attaque dans un même couloir à l’instar de la 1ère manœuvre.

–(Conservation du ballon : circulation de la balle dans tous les sens avec un peu plus de prudence face à un adversaire qui va essayer à ce moment de hausser le pressing ;

– Et en surprenant de temps à autre par de centres en profondeur dans les espaces libérés où un ou deux de vos partenaires doivent faire appel : (Pour cette manœuvre, des séances spéciales à une ou deux touches de balle et à un rythme varié avec des joueurs rapides et de préférence d’un bon jeu de tête - Crespo ; Raoul Gonzalès; Trézégué;Inzagui, Drogba à citer avec beaucoup d’autres joueurs comme exemples).
(Diagrammes N° 23 et 24)

Remarques importantes:

Explication détaillée des principaux mouvements :

Pour mieux conserver la balle, il ne faut jamais changer d'aile horizontalement, mais par l’intermédiaire du soutien qui est libre derrière et qui lit bien le jeu (jeu triangulaire); et dans ce cas, c’est toujours l’adversaire qui court plus. Et pour qu’il n’ y ait pas de risque de perdre la balle, tout le bloc équipe doit monter dans une attaque placée, et même dans un contre rapide au moins : deux joueurs et un soutien indispensable pour le renfort ou la récupération. ( Quel que soit le dispositif tactique choisi : 4-3-3- ou 3-5-2 ou 4- 4 -2(offensif) ou même quand on est dans un « 4- 5 – 1 »). Imaginez Trois ou Quatre tentatives de cette manière au début du match : l’adversaire ne peut que courir pour ne rien attraper ; et s’il est fatigué, toutes les autres solutions deviennent alors à votre avantage : passes longues en profondeurs, duels… individualités…

I - Dans une configuration défensive:

Si la balle est perdue, les attaquants sont les 1ers défenseurs avec les milieux offensifs couverts par les récupérateurs–déjà là pour le haut pressing — empêchant ainsi la défense adverse de se déga- ger de son camp. Et ainsi de suite, après la récupération, si l’adversaire presse haut, on procède par un contre rapide de la même manière en verticale dans le même couloir où l‘action est entamée pour pouvoir porter rapidement le danger dans le camp adverse (la ligne droite étant le plus court chemin d’un point à l’autre),en surprenant ainsi la défense qui va se trouver réduite à quelques joueurs perturbés par le surnombre de vos partenaires qui se trouvent à l’affût. Et si le pressing de l’adversaire est un peu bas, réessayer une attaque placée de la même manière. (animation en verticale à dominante latérale).

II- Dans le cas d’une contre-attaque :

– Le défenseur qui récupère la balle doit remettre sans tarder sur l’aile la plus proche où un partenaire doit faire appel ou être placé auparavant — (un ailier ou un attaquant de pointe qui descend pour assumer son rôle défensif et en même temps pour initier un éventuel contre) — alors qu’un second partenaire doit relayer en appui le possesseur du ballon

– n’importe quel joueur disponible, généralement un milieu offensif ou récupérateur et dans le même couloir (Football total : Kaka, Essien, Lampard, Christiano Ronaldo, Gigs…)…

– on porte vite le danger dans le camp de l’adversaire qui vient de perdre le ballon alors que les couloirs sont automatiquement libres avant que les milieux ou latéral adverses ne se replient.

– ce qui surprend les quelques défenseurs axiaux esseulés qui se trouvent obligés de suivre le porteur du ballon qui, lui-même devra remettre derrière à la rugby sur son partenaire qui le soutient (un milieu défensif qui suit et en ce temps, tout le bloc équipe doit monter de sa zone pour occuper le milieu du terrain) ;

– aussi deux autres milieux (latéral et offensif) doivent alors se trouver près de zone de vérité où le possesseur de la balle va centrer à ce moment là derrière ces défenseurs adverses pris certainement par la panique devant ce surnombre qui jaillit à la surprise des autres attaquants adverses déjà énervés par la perte de balle et fatigués par l’effort fourni en ayant mené cette attaque qui vient d’échouer.

( Préparer ces joueurs à ces mêmes automatismes dans des situations similaires où participent presque 5 joueurs, surtout ceux qui restent les derniers pour la transformation…

Remarques :

A) — ce contre fait dans le même couloir avec une ou deux touche de balle, à un rythme rapide surprend les attaquants adverses qui restent dans votre camp comptant sur leurs défenseurs alors que le contre rapide fait sur le côté est toujours surprenant car inaperçu (la ligne droite étant le plus court chemin…)

B) – le passage par l’axe s’avère très long et serait une perte de temps : car ça attire ces attaquants adverses qui se trouvent près pour anticiper, vous obligeant ainsi à tempérer et le souci ne serait plus de continuer le contre qui aurait réussi, mais ce serait d’essayer d’abord de conserver la balle devant cet essaim d’attaquants et de récupérateurs adverses qui vous étouffent par le haut pressing, et par conséquent, on se retrouve embarrassé de nouveau et contraint à se défendre au lieu d’avoir transporté le risque dans la zone adverse.

C) – Et même si on réussit à passer dans l’autre moitié du terrain, ce fameux contre rapide « et placé » ne réussirait plus, puisque ce retard aura permis à tous les joueurs adverses de se replier et se trouver en place, et on retombe dans ce style de jeu stéréotypé, trop lent et fatigant en gâchant une vraie opportunité…sans oublier l’impact psychologique et la nervosité que ce genre d’échec pourrait provoquer au fil des minutes.( Voir matchs :Egypte qui a gâché beaucoup de contre-attaque favorables en finale de la CAN 2006 devant la Côte d’Ivoire ; de même : Villareal contre Arsenal dans le match retour –ligue des champions-2006 ; Sunderland victime de ce type de jeu lent à mille touches de balle qui lui coûta la relégation-2005-2006;inter milan de Mancini ,lui aussi victime de ce type de jeu lent et stéréotypé, surtout dans premières années de Mancini et la ligue des Champions-2005-2006 et 2006-2007).

D) - Ainsi cette tentative par le côté reste-t-elle la meilleure solution :

– soit pour sortir de la situation défensive ;

– soit pour porter le danger dans le camp adverse.

On doit donc opter constamment pour la solution la plus facile et la plus efficace.

——————————–

III- Pour une parfaite réussite d’une offensive placée :

1°)–Lors de la progression dans le même couloir, les milieux offensifs, les récupérateurs et l’autre arrière latéral(dans le 3-5-2 ( et ses variantes : 3-2-3-2; 3-3-3-1 ); dans le 4-3-3;( et ses variantes : 3-4-3 ; 3 - 3- 4 ) - et même dans le 4-4-2 (et ses variantes offensives ) doivent toujours monter en diagonale—même dans un contre rapide– tout en tenant compte du rythme de jeu en fonction du temps et des efforts fournis, pour ne pas céder à l'adversaire tout espace lui permettant de se libérer de ce haut pressing dans le milieu de terrain et pour que votre partenaire en possession du ballon trouve avec qui jouer: donc pour beaucoup de solutions :
– pressing offensif, soutien et conservation de balle, comme à la brésilienne d’antan ou lors de la finale des Confédérations- 2005), même si les brésiliens jouent aussi dans l’axe, puisqu’ils ont beaucoup de talents et qu'ils sont excellents dans le dribbling …etc. Et si le Brésil ou l’Argentine essayent de faire un jeu en verticale à dominante latérale comme je le propose ici, ils ne seraient jamais battus avec l’effectif qu’ils ont, mais c’est une question de conception, d’étude et de maturité…

2°)–continuer dans le même couloir, et ne changer d’aile – de la manière précitée – que pour servir

– un autre joueur libre qui fait appel ou qui est en appui dans l’axe,

– ou l’autre ailier qui fait appel de derrière ;

– ou, lorsque le couloir est fermé, mais comme je viens de le recommander, changer dans ce cas via le soutien qui lit bien le jeu ( jeu triangulaire – passes en diagonale ) car entre le 1er couloir et les autres partenaires , il y a ce bloc d’adversaires regroupés pour se défendre fermant ainsi tout espace : les transversales étant faciles à intercepter par l’adversaire, et ce genre d’erreurs est dangereusement fatal pour votre défense qui ne se trouve pas en place à ce moment-là.
Seuls les centres aériens en diagonale transversale sont permis lorsqu'ils s'imposent comme solution sous l'effet du pressing de l'adversaire.

3°)Dans une configuration défensive:
Si l’adversaire arrive à récupérer pour mener un contre ( qui ne serait à mon sens, jamais rapide dans les conditions requises) en s’approchant de votre surface de réparation, après l’effort défensif des attaquants, les récupérateurs doivent avoir gêné la récupération par l’adversaire comme il est consigné précédemment, et pendant ce temps toute la défense doit être automatiquement en place. D’où impossible d’être battu ! (Voir rôles des défenseurs et des milieux – technique spécifique relative aux différents postes où l’on met l’accent sur ces rôles en fonction de ce type d’animation pour qu’il y ait compatibilité, entente et automatismes entre les joueurs et harmonie entre les gestes techniques et le rôle tactique, ce qui facilitera aussi la prise de décision dans n’importe quelle situation sur le terrain… Et la condition physique reste toujours indispensable même avec une tactique efficace!
————————

Ce qu’il faudrait faire en guise de principaux exercices pratiques à l’entraînement : au-delà de la préparation physique, du développement de la maîtrise de balle et de la technique individuelle (con- trôle ; contrôle orienté, dribbling, feintes) … ce sont des exercices à trois ou quatre joueurs dans des situations similaires à celles du matche, c’est-à-dire, les faire dans des contextes similaires répondant aux besoins tactiques, et ce pour faciliter l’assimilation par les joueurs et en même temps leur permettre d’être simples dans le jeu et rapides dans la réflexion et l’exécution. I-Passes latérales, appels dans le même couloir : (Dans chaque moitié du terrain, deux groupes de 5 contre 4)

– Gestes et mouvements qu’exige l’application de ce type d’animation dans ses 1ère, 2ème et 3ème étapes avec deux variantes selon la situation (le positionnement de l’adversaire et des partenaires) : à deux rythmes ( d’abord normal, puis rapide ) à une ou deux touches de balle … de petites passes triangulaires, une deux pouvant être faits en progressant …
1°) - entre le défenseur axial- le latéral – l’ailier Avec appel sur la même ligne d’un attaquant qui continue sa course, balle au pied avant de centrer sur un autre milieu récupérateur qui remplace le joueur ayant fait appel en profondeur (le bloc équipe monte, suit l’action ne laissant pas trop d’espace entre lui et ses partenaires participant à l’action…

2°) - Variante: l’ailier gêné remet derrière à un soutien libre (le latéral ou le milieu défensif) qui relance dans le même couloir sur cet attaquant en appui qui
– soit, centre en retrait…
– soit , remet lui aussi derrière sur le soutien qui prolonge dans l’axe devant le récupérateur suivant l’action qui finit par tirer au but ou simuler une passe sur l’autre couloir qui normalement devra être déjà ouvert devant l’autre latéral qui ne participe pas dans cet exercice.

Remarque : tout y est : ( on recourt à tous les procédés et techniques courants possibles) :

1°) — le haut pressing, les changements de rythme, appels en profondeur, appels et contre appels, dédoublements sur les côtés dans le même couloir, appui…avec centrage long en diagonale ou en retrait, centrage court ajusté sur des partenaires qui arrivent de derrière, lobes…) 2°) — beaucoup d’entraînements pour favoriser le développement de ces automatismes et une meilleure maîtrise de ce schéma.

3°) -une bonne technique des joueurs ( maîtrise du ballon, une bonne circulation balle au pied , contrôle orienté, la bonne frappe… C’est très simple, mais il faut veiller à ce que ça soit bien réussi à l’entraînement et sur le terrain ; quand quelqu’un fait une erreur, il faut l’arrêter sur place pour lui montrer ce qu’il devait faire…
Répondre à ce message
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site